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Actuellement on peut dire que cette profession connaît un réel développement mais qu'il y a encore beaucoup à faire pour
qu'elle s'intègre à sa juste valeur.
1°) Pratiquement tous les maîtres de chiens connaissent le
vétérinaire mais ne savent pas que l'éducation et tous ses bienfaits existent: on peut en déduire que le vétérinaire est très connu alors que l'éducateur lui ne l'est
pas.
2°) Certains troubles du comportement pour leurs résorption
demandent une thérapie médicale prescrite par le vétérinaire associée à une thérapie comportementale en partie conseillée par celui ci lorsqu'il s'agit de réorganiser le milieu dans
lequel vit le chien.
Ces conseils sont bien entendu donnés par un vétérinaire
averti en comportement ce qui n'est pas le cas de tous.
Toutes les thérapies qui peuvent être appliquées représente
une chaîne ou chaque maillon va avoir son importance.
Une thérapie comportementale clé maillon des plus important
dans les troubles dus à la déstabilisation de la position hiérarchique (anxiété de séparation,sociopathie etc.) reste : L'obéissance.
Je vois mal le vétérinaire donner des leçons de marche au pied
en laisse et tous les autres exercices pratiques qui s'y associent : ce n'est pas son rôle.
Cela veut dire que le vétérinaire et l'éducateur pour sauver
un chien doivent étroitement collaborer.
D'un coté l'éducateur convenablement formé doit être apte à
reconnaître pour un trouble l'éventualité d'un traitement médical,de l'autre coté le vétérinaire qui prescrit une médication doit être apte à conseiller les thérapies comportementales qui
peuvent être associées et appliquées par un éducateur dont c'est le rôle.
Cette collaboration entre vétérinaires et éducateurs est
malheureusement quasiment inexistante : les deux parties n'arrivant pas à établir un dialogue correct : résultat si le chien ne reçoit qu'un traitement médical = échec,si le chien
ne reçoit que des thérapies comportementales = échec : quand il faut l'association pour la réussite : il l'a faut.
Pourquoi cette mésentente ? Par expérience je connais des
vétérinaires qui ont conseillés à leurs clients d'aller voir des éducateurs qui n'étaient pas suffisamment formés,qui ont donc fait des erreurs d'applications ayant aggraver les symptômes
; je comprends donc ces vétérinaires qui ne peuvent plus prendre de risques et qui vont donc par la suite agir en solo car sur le risque d'une agression leur responsabilité peut être
engagée.
Par expérience également je sais que des éducateurs non
avertis réfutent les traitements médicaux : non le traitement n'est pas fait pour transformer le chien en légume : en médecine comportementale du chien les hypnotiques ne sont pas
employés.
Les molécules utilisées sont des psycholeptiques ,des
psychoanaleptiques,des thymorégulateurs et des analeptiques qui agissent selon des processus ciblés sur les substances organiques responsables des comportements au niveau du système
nerveux,hormonal et immunitaire : ces molécules participent à la guérison.
Il est donc évident que certains troubles du comportement sont
entièrement pathologiques et se soignent qu'avec traitement médical.
Certains autres troubles à l'inverse ne doivent pas être
médicalisés dans la mesure ou ils peuvent être guéris uniquement qu'avec des thérapies comportementales.
Enfin il y a les troubles ou l'on doit avoir une association
de thérapies médicales et comportementales.
Non les vétérinaires ne mangent pas le pain des
éducateurs.
Non les éducateurs ne mangent pas le pain des
vétérinaires.
Ces deux professions doivent
s'entendre.
Le développement de l'éducation pour sauver les chiens menacés
est sous la responsabilité des vétérinaires mais aussi très important des associations de protections animales en général qui elles mêmes sont très mal formées en comportement et ainsi ne
sont pas les premières à conseiller l'éducation ce qui devrait être le cas.
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